Le BO de l’été #7 : Pétrole, boulets & boléro

Bahnhof Zoo & tout l’toutim !

Si le premier Superman avait fait des étincelles avec sa cape, grâce, en partie, à la présence polémique de Marlon Brando—$1 000 000/mn—il survole à basse altitude l’été 81, rapportant $190 000 000 pour un budget de $54 000 000 sans faire aussi bien que le premier opus, 3 ans plus tôt, qui rapportait alors $300 000 000 pour un budget de $55 000 000 (le million en plus, c’est celui empoché par ce bon vieux Marlon).

Mais en France, c’est un capharnaüm et si on l’a résorbé à l’arrache pour l’année 1980, il faut bien finir par rendre compte ici de la versatilité du public hexagonal.

L’été 81 part un peu dans tous les sens. Il commence de manière catastrophique avec Pétrole Pétrole (Christian Gion), sans doute ce qui se fait de pire en terme de gaudriole franchouille, malgré la présence au générique des immenses Bernard Blier, Jean-Pierre Marielle et Charles Gérard (qui ont néanmoins des traites à payer, comme tout le monde) et de la pétillante Catherine Alric (dont la filmo pourrait, hélas, servir de contre-exemple à toute actrice débutante).

On enchaîne avec l’Equipée du Cannonball (The Cannonball Run, Hal Needham), pas ce qui se fait de mieux en terme de comédie ricaine, avec une forte inclination  viriliste et castagneuse, malgré—ou à cause de—la présence des fabuleux Burt Reynolds, Dean Martin et du trop méconnu Dom De Luise ainsi que des éclatantes Farrah Fawcett et Adrienne Barbeau

Une brève semaine mélo avec Les uns et les autres (où l’on notera la présence de James Caan qui vient de nous quitter)—mais la fresque lelouchienne est trop lyrique pour s’accommoder de l‘humeur estivale—

une autre avec L’amant de Lady Chatterley, la version érotique molle bien photographiée du brûlot marxisant et longtemps interdit pour outrage aux bonnes mœurs de David Herbert Lawrence, par Just Jaeckin, désormais invisible—sauf peut-être assez tard sur certaines chaînes de la TNT—pour outrage au cinéma (à ne pas confondre avec le majestueux Lady Chatterley, Pascale Ferran, 2006) .

Ensuite deux semaine avec le bien glauque Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée… (Christiane F. – Wir Kinder vom Bahnhof Zoo, Uli Edel) histoire de préparer la rentrée (toutes les filles l’avaient vu ou lu, pour celles qui n’avaient pas l’âge d’y aller,au collège) !…

bref on papillonne sans aucune cohérence entre les tire-larme et les farces…

L’approche de la rentrée mettra néanmoins tout le monde d’accord avec l’arrivée en tête du BO pour quelques semaines de l’excellent Le choix des armes (Alain Corneau) un pur polar à la papa qui fait honneur au cinéma du samedi soir, prend la tête du BO et nous redonnent un peu d’espoir pour l’automne !

Pour la petite histoire, l’année américaine se terminera par le triomphe sans partage des Aventuriers de l’arche perdue (Raiders of the Lost Ark, Steven Spielberg)

Alors qu’en France, Indiana ne sera que troisième sur le podium derrière…Rox et Rouky (The Fox and the Hound, Ted Berman, Richard Rich, Art Stevens)

mais le grand gagnant sera…

L’exception française a encore frappé !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s