Girl Power

le pouvoir des filles !

A Touch of Zen ( 俠女  (chinois), xiá nǚ (pinyin), King Hu, 1970)

King Hu, c’est un peu le Sergio Leone pékinois. L’ouverture de A Touch of Zen, c’est 4 minutes des paysages splendides de la Chine, avant d’arriver sur le « héros » (on va voir assez vite qu’il n’en est pas un, d’abord il se nomme Gu, il n’y a que chez Melville que les (anti) héros s’appellent ainsi) qui part travailler et arrive à son atelier d’écrivain public. On est à 7 minutes et pas une parole n’a été prononcée, King prend son temps (le film dure 3h)…

On a assez vite l’impression que Gu est un benêt, qui vit sous a coupe de sa mère, femme autoritaire, et première figure du girl power du film (il se révèlera à la 17e bobine, mais je ne divulgâche pas). Mais la vraie femme puissante, c’est Yang Huizhen (interprètée par Hsu Feng) aristocrate en fuite, poursuivie par le pouvoir impérial. Belle comme le jour, fatale comme il se doit, de grande lignée, elle est la guerrière du film, les homme font pâle figure à ses côtés.

King Hu n’en est pas à son coup d’essai, puisque les mythiques Hirondelle d’or (大醉俠, 1966) et Auberge du Dragon ( 龙门客栈 , 1967) mettaient déjà en scène des héroïnes qui luttaient à armes égales avec leurs homologues masculins–voire les surpassaient constamment.

Or donc, dès 1970, dans une société assez machiste, on filme des superproductions où les femmes cassent du bonhomme à longueur de pélloche, ne sont pas que de belles éplorées ou des faire-valoir.

En France, à la même époque, on produisait Barbarella (Roger Vadim, 1968). Le chemin allait être long et tortueux…

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